L'Europe se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale, alerte l'Institut Copernicus

L'Europe se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale, alerte l'Institut Copernicus

05/05/2026


Des températures extrêmes et des incendies record : les impacts du réchauffement climatique ont continué de s'aggraver en 2025 sur le Vieux Continent, relève un rapport de l'Institut Copernicus dévoilé mercredi. La France a connu sa quatrième année la plus chaude depuis le début des mesures.

De la mer Méditerranée jusqu'à l'Arctique, le réchauffement climatique bouscule l'Europe, comme le montre, mercredi 29 avril, le rapport de l'Institut Copernicus sur le climat en 2025 sur notre continent, celui qui se réchauffe le plus vite au monde. Ce rapport annuel de référence réunit les travaux d'une centaine de chercheurs. "Ce qui est important dans ce rapport, c'est qu'il montre que toute l'Europe est touchée par les impacts du changement climatique, pas une région n'est épargnée", affirme la climatologue Françoise Vimeux.

L'année 2025 ne fait pas exception, les impacts du réchauffement climatique ont continué de s'aggraver en Europe. Le tableau dressé par Copernicus est inquiétant, l'année 2025 est à nouveau marquée par des phénomènes extrêmes. Notre continent se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale, alerte Samantha Burgess, directrice adjointe du service Copernicus sur le changement climatique. "La quasi-totalité de l'Europe, au moins 95% du continent, a connu une température moyenne au-dessus des normales, déplore-t-elle. Certaines parties du nord et de l'est de l'Europe ont vécu leur année la plus chaude, notamment le Royaume-Uni, la Norvège et l'Islande." La France, elle, a connu sa quatrième année la plus chaude depuis le début des mesures.

Une neige en recul dans le nord du continent

Parmi les épisodes marquant en 2025 en Europe, une vague de chaleur exceptionnelle en Fennoscandie, juste en dessous du cercle arctique. Les températures y ont atteint en juillet presque 35°C en Norvège. La conséquence de ces coups de chaud est le recul de la neige et des chiffres qui donnent le tournis. "La surface recouverte par la neige, à la fin de l'hiver 2025, est la troisième plus faible jamais mesurée, poursuit Samantha Burgess. Plus de 1,3 million de km² de moins que la moyenne. Ce manque de neige est l'équivalent de la surface de la France, de l'Italie, de l'Allemagne, de la Suisse et de l'Autriche réunies !" Quant à l'immense calotte glaciaire du Groenland, elle a perdu 139 milliards de tonnes.

Ce qui marque, ce sont aussi les incendies record en 2025, attisés par les sécheresses et les températures caniculaires. Plus d'un million d'hectares sont partis en fumée, c'est plus que la surface de Chypre, c'est un record. En France, nous avons connu l'incendie historique de l'Aude, l'Espagne aussi a été durement touchée, comme l'ensemble du pourtour méditerranéen. Mais Copernicus observe aussi une activité record au Royaume-Uni, aux Pays-Bas ou en Allemagne.

L'institut alerte aussi sur les débits des rivières en berne, en particulier dans l'est de l'Europe ou encore sur les températures record à la surface des mers dans la région européenne. "A la fin du siècle, le risque d'incendie en région parisienne sera à la hauteur du risque que l'on connait dans l'arrière-pays méditerranéen", prévient Françoise Vimeux, climatologue et directrice de recherche à l'Institut de recherche pour le développement. "Toute la forêt d'Orléans, par exemple, voit son risque incendie augmenter", ajoute la chercheuse.

france info

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