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03/10/2019

Transition: Des énergies renouvelables sont désormais aussi compétitives que les énergies fossiles

Le vent et le soleil ne coûtent (presque) plus un rond. Rien que sur l’année 2018, le coût de production de l’électricité via l’énergie solaire et l’éolien terrestre ont respectivement diminué de 26 et 13 %. Une baisse record constatée par l'Agence internationale de l'énergie renouvelable (Irena) dans son étude publiée en mai dernier. Avec l’éolien maritime, ces filières sont celles où les prix ont le plus chuté ces dix dernières années.

L'énergie solaire photovoltaïque reste sans conteste le secteur où la baisse de prix a été la plus fulgurante. « Le prix de l’électricité produite par une centrale solaire de grande puissance est ainsi passé de 276 euros le mégawattheure (MWh) en 2010 à 52,1 €/MWh, selon l’appel d’offres de juin 2018. Cela correspond à un rythme moyen de 19 % de moins par an », commente Daniel Bour, président d’ Enerplan, syndicat des professionnels de l'énergie solaire.

L’éolien compétitif Mais les pales ne sont pas en reste. « L’éolien terrestre et maritime mondial a aujourd’hui un coût compétitif sur l’ensemble de son cycle de vie : de la conception du parc à son démontage et recyclage, assure pour sa part Pauline Le Bertre, déléguée générale de l’association France énergie éolienne. Par exemple, le coût moyen de l’éolien terrestre en France est de 63€/MWh, selon les dernières estimations, tandis que le coût du nucléaire, souvent revu à la hausse, a été récemment évalué par la Cour des comptes à 62 €/MWh. »

Si les coûts de production d’électricité dans ces filières sont environ deux fois moins élevés qu’il y a dix ans, c’est en partie grâce aux subventions de l’Etat. « Ces investissements ont permis à des sociétés, mises dans un contexte de concurrence, de se structurer, de croître et de réinvestir en recherche et développement afin d’optimiser les technologies », explique Pauline Le Bertre.

De meilleures conditions de financement « Les progrès techniques ont fait diminuer les coûts des équipements et des installations. La massification des installations a permis de monter en compétence et d’optimiser les processus de production et de construction », détaille l’Ademe, en ajoutant que les filières sont aussi perçues aujourd’hui « comme moins risquées » et qu’elles bénéficient donc de meilleures conditions de financement. « De plus, les centrales solaires sont financées dans leur grande majorité par de la dette bancaire, or les taux d’intérêt n’ont jamais été aussi bas ce qui a un impact significatif sur le prix », ajoute Daniel Bour.

Plusieurs spécialistes s’accordent à dire que cette baisse des coûts de production sera moins impressionnante dans les années à venir, mais se poursuivra tout de même. « Plus des trois quarts de l’énergie éolienne terrestre et quatre cinquièmes de la capacité solaire photovoltaïque qui sera mise en œuvre l’année prochaine produiront de l’électricité à un coût inférieur à toute nouvelle option de centrale à charbon, à pétrole ou à gaz », écrit l’Irena dans son rapport​.

L’Ademe rappelle que cela ne se traduira pas nécessairement par une baisse du prix de l’électricité sur le marché. Celui-ci dépend du coût de production des technologies non-renouvelables et de la demande d’électricité. « En revanche, à partir de 2025, on va assister à une baisse du coût du soutien de l’Etat, puisque les subventions sont principalement calculées sur l’écart entre le coût de production du mégawattheure et le prix de marché, annonce Marion Lettry, déléguée générale adjointe au Syndicat des énergies renouvelables. Cela devrait permettre de soutenir d’autres filières moins matures. »

Source : 20minutes.fr

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