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21/11/2019

Angers investit 178 millions d’euros pour devenir un territoire "zéro carbone"

Un consortium mené par Engie va transformer l’agglomération en ville intelligente.

Des lampadaires équipés de détecteurs de présence qui s’éteignent quand les rues sont désertes, des canalisations d’eau intelligentes qui signalent les fuites ou des conteneurs à déchets qui alertent les éboueurs quand ils sont à saturation. La communauté urbaine d’Angers va investir 178 millions d’euros sur les douze prochaines années pour installer quelque 50 000 objets connectés sur son territoire.

« Nous prenons un virage majeur et fondamental », s’emballe Franck Poquin, vice-président au développement durable et à l’énergie d’Angers Loire Métropole. Mardi 12 novembre, les élus de cette collectivité de 290 000 habitants ont préféré l’offre portée par Engie, Ineos, Suez, La Poste et le groupe Vyv aux trois autres consortiums concurrents, des poids lourds de l’aménagement du territoire (EDF, Veolia, Orange, Cegelec, Vinci et Bouygues), très intéressés par cette initiative publique.

400 capteurs dans les jardins publics
Angers, qui a inauguré en 2015 sa Cité de l’objet connecté et accueilli en 2017 le World Electronics Forum, entend passer aux choses concrètes en devenant une vitrine du développement durable et des économies d’énergie grâce à l’IoT (Internet of Things), dont les perspectives sont exponentielles. Selon le cabinet Strategy Analytics, 22 milliards d’objets sont déjà connectés dans le monde et ce chiffre devrait doubler à l’horizon 2030.

Dans la préfecture du Maine-et-Loire, le consortium lauréat de l’appel d’offres va multiplier les applications concrètes. Pour l’éclairage public, 30 000 candélabres vont être rééquipés en LED et 3 600 capteurs de présence vont être déployés. Ce qui doit permettre de réduire de 66 % la facture d’électricité d’ici à 2025.

Autre exemple, dans les parcs et jardins, 400 capteurs analyseront l’humidité du sol pour déclencher l’arrosage uniquement en cas de nécessité, avec l’espoir pour les élus de réduire la facture d’eau de 30 %. ldem dans les bâtiments publics où les consommations de gaz et d’électricité seront également scrutées en temps réel.

Sur la voie publique enfin, des capteurs devront analyser les flux de véhicules pour mieux fluidifier le trafic en tenant compte des conditions de circulation. D’autres encore permettront de répertorier les places de stationnement disponibles.

Grâce à cette gestion pilotée à distance, Angers Loire Métropole espère réaliser 101,2 millions d’euros d’économies sur les vingt-cinq prochaines années. Et si le lauréat ne tient pas ces belles promesses, rappelle Christophe Béchu, maire d’Angers et président de la communauté urbaine, ce marché global de performance prévoit des pénalités.

Source : www.lemonde.fr

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